Précipitations

Description générale

Valeurs cumulées de précipitations (mm) pour l’été ou l’année entière issues de la version 4 de la base Digi-clim. Les cartes mensuelles disponibles depuis 1961 sont accessibles dans l’espace de téléchargement et les cartes moyennées sur la période 1991-2020 sont disponibles en visualisation.  Ces cartes ont été réalisées à partir de valeurs mesurées sur les postes Météo-France, complets et homogénéisés, permettant de faire des comparaisons à différentes dates (entre 850 et 1500 postes sont utilisés selon les périodes).

Les valeurs de précipitations ont été cartographiées par pixels de 1 km de côté selon des techniques décrites par Ninyerola et al. (2000). Des modèles statistiques de type Random Forest ont été élaborés à l’aide de variables dont la distribution spatiale est bien connue, caractérisant la topographie (degré d’exposition aux vents dominants, pente, etc.), la position géographique (distance aux différentes masses océaniques), les vents, les températures des masses océaniques, la nébulosité, etc. Les valeurs ont été sommées par mois ou par saisons et moyennées pour les périodes considérées. Un article scientifique décrivant ces données est en cours de rédaction.

Principales limites d’utilisation

Ces données modélisées présentent des imprécisions non homogènes dans l’espace. À l’échelle de la France, une validation a été faite par validation croisée (cross validation). On obtient en moyenne un R² de 0,81 pour les valeurs annuelles avec une erreur moyenne de prédiction (MAE) de 11,8 mm (pour des valeurs variant principalement entre 300 et 2400 mm). Les prédictions varient selon les saisons, avec globalement de meilleures performances en hiver (R² proche de 0,85) qu’en été (R² proche de 0,75). La pertinence de ces données est évaluée à l’échelle de la France mais reste peu connue à des échelles plus locales. Si une attention particulière a été portée à la prise en compte de la topographie locale, son effet est complexe sur les précipitations. Malgré le nombre relativement important de postes météorologiques destinés à la calibration des modèles, des écarts potentiellement importants peuvent être attendus dans des zones de forte variabilité (en montagne dans le sud de la France, ou dans les zones de transition climatique). D’autre part, une forte variabilité peut exister au sein d’un pixel d’1 km, induite principalement par les changements de topographie. La v4 du modèle de pluie étant très récente, il n’y a pas encore de publication scientifique finalisée décrivant ces calculs. Celle-ci sera mise à disposition dès sa publication.

Les références bibliographiques

Ninyerola, M., Pons, X., Roure, J.M., 2000. A methodological approach of climatological modelling of air temperature and precipitation through GIS techniques. International Journal of Climatology, 20, pp. 1823-1841.

Piedallu C., 2023. Utilisation de la cartographie prédictive pour mieux comprendre l’écologie des espèces et adapter les forêts au changement climatique. [Mémoire d’Habilitation à Diriger des Recherches, Université de Lorraine]