Evapotranspiration (ETP)

Description générale

Valeur d’ETP (mm) calculée selon la méthode de Turc (1961) pour une période donnée, issue de la version 4 de la base Digi-clim (base Digitalis). L’ETP représente la quantité d’eau qui peut être évaporée et transpirée par les plantes en condition illimitée d’alimentation en eau. Les cartes mensuelles disponibles depuis 1961 sont accessibles dans l’espace de téléchargement et les cartes des valeurs estivales ou annuelles moyennes sur la période 1991-2020 sont disponibles en visualisation. Ces cartes ont été calculées à partir de la formule de Turc qui combine les données de rayonnement solaire et de température décrites dans le portail SILVAE. Les valeurs d’ETP ont été cartographiées par pixels de 1 km de côté. Les valeurs ont été moyennées par mois ou par saisons pour les périodes considérées. Les ETP sont une composante d’entrée du calcul du bilan hydrique, qu’il soit climatique ou édaphique.

Principales limites d’utilisation

Ces données ont été modélisées à l’aide de la formule de Turc du fait de la disponibilité de données de rayonnement solaire de températures qui cherchent à décrire au mieux les effets de la topographie locale. D’autres formules, comme la formule de Pennman, pourraient donner de meilleures performances mais la disponibilité locale des variables permettant sa spatialisation est une limite à sa cartographie à relativement fine résolution spatiale. Les incertitudes liées au rayonnement solaire et aux températures peuvent se cumuler localement et s’ajouter aux incertitudes liées à la formule utilisée. Elles sont probablement plus importantes en montagne du fait d’importantes variations locales induites par la topographie qui peuvent être mal représentées. D’autre part, une forte variabilité peut exister au sein d’un pixel d’1 km, induite principalement par les changements de topographie. Du fait de la méthode de calcul utilisée, la corrélation entre les ETP et les températures peut être assez forte, particulièrement à l’échelle locale.

Les références bibliographiques

Turc, L., 1955. Le bilan d’eau des sols : relations entre les précipitations l’évaporation et l’écoulement. Annales Agronomiques, 6, pp. 1-131.

Lebourgeois, F., Piedallu, C., 2005. Appréhender le niveau de sécheresse dans le cadre des études stationnelles et de la gestion forestière? Notion d’indices bioclimatiques, méthode d’estimation de l’évapotranspiration potentielleRevue forestière française,  57 (4), pp.331-356.

Piedallu, C., Gégout, J.-C., Perez, V., Lebourgeois, F., 2013. Soil water balance performs better than climatic water variables in tree species distribution modelling. Global Ecology and Biogeography, 22 (4), pp.470-482